Nous avons une ferme consolation, nous qui nous sommes enfuis pour saisir l'espérance proposée, laquelle nous avons comme une ancre de l'âme, sûre et ferme, et qui entre jusqu'au dedans du voile où Jésus est entré comme précurseur pour nous. Hébreux 6, 18 - 20

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une ancre

30 avril

Avez-vous jeté l'ancre ?

L'ancre est cet instrument d'acier, à deux ou plusieurs branches, suspendu à une chaîne, que le marin jette au fond de l'eau pour empêcher le navire de partir à la dérive. La sécurité qu'elle procure dépend de la nature du fond sur lequel elle repose. Toutes les précautions sont prises pour qu'elle puisse résister, si besoin est, aux coups de boutoir d'une mer en furie. Généralement, il y a plusieurs ancres sur un navire. L'une d'entre elles, la plus forte, qui ne sert qu'à la dernière extrémité, était autrefois appelée l'ancre de miséricorde ou de salut.

L'ancre, avec ses caractères de sûreté et de fermeté, est une belle image de l'espérance du croyant, fondée sur Christ. Elle nous tient attachés à la demeure même de Dieu, au roc de son immuable fidélité. C'est pour le croyant, une ferme consolation de se savoir indissolublement lié à Christ. Celui-ci, lorsque l'oeuvre de la croix a été achevée, est entré dans le ciel où il se trouve comme notre "précurseur" (Hébreux 6, 20).

C'est la seule fois où ce mot "précurseur" est employé dans l'Ecriture. C'était le nom très significatif qu'on donnait à une petite chaloupe qui, se détachant d'un navire, allait porter l'ancre en lieu sûr, dans le port, pour assurer la sécurité de tout l'équipage. Voilà bien ce que Jésus est spirituellement pour nous. Il est entré le premier dans la présence même de Dieu pour nous y préparer place et, comme la chaîne invisible de l'ancre, notre foi nous relie à lui.

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